Mardi 25 Août 2026
La une Au cours d’un point de presse animé à Kinshasa

Le Directeur général du SAEMAPE Jean-Paul Kapongo annonce une mission dans le Haut-Katanga et le Lualaba.

Le Directeur général du SAEMAPE Jean-Paul Kapongo annonce une mission dans le Haut-Katanga et le Lualaba.

Dans une conférence de presse marquée par un ton résolument pragmatique, le Directeur général du Saemape, Jean Paul Kapongo, a dévoilé une mission d’envergure qui sera conduite dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba.

Aux côtés du ministre national des Mines et de son homologue provincial, cette mission vise à s’inspirer de l’expérience du Grand Katanga en matière de zones minières organisées. L’annonce intervient dans un contexte particulier : la récente découverte de cuivre dans le Kasaï par des artisans miniers, événement qui relance le débat sur la nécessité d’une meilleure structuration du secteur minier artisanal.

L’organisation des zones minières dans le Grand Katanga : un modèle à suivre

Jean Paul Kapongo a insisté sur le fait que l’organisation des zones minières dans le Grand Katanga constitue un modèle dont le pays peut tirer des leçons. Selon lui, la mission permettra de comprendre les mécanismes mis en place pour encadrer les exploitants artisanaux, réduire les conflits liés à l’exploitation et maximiser les retombées économiques pour l’État et les communautés locales.

Le DG du Saemape a également souligné que la découverte du cuivre dans le Kasaï ne doit pas être perçue comme une opportunité isolée, mais comme un signal fort de la nécessité d’anticiper et de mettre en place des structures adaptées. « Nous devons éviter que l’exploitation artisanale se fasse dans le désordre, au détriment des populations et de l’État », a-t-il déclaré.

La présence conjointe du ministre national des Mines et du ministre provincial traduit la volonté des autorités de renforcer la synergie entre le niveau central et les provinces. L’objectif est clair : bâtir un cadre réglementaire et opérationnel qui permette aux artisans miniers de travailler dans des conditions sécurisées, tout en garantissant la traçabilité et la transparence des opérations.

Cette mission dans le Haut-Katanga et le Lualaba apparaît donc comme une étape cruciale dans la stratégie nationale de réorganisation du secteur minier artisanal. Elle illustre la volonté du Saemape et des autorités de tirer parti des expériences réussies pour les adapter aux réalités des nouvelles zones minières, notamment dans le Kasaï. L’enjeu est de taille : transformer une découverte fortuite en une opportunité durable, capable de générer des revenus conséquents pour l’État, de créer des emplois et de contribuer au développement local.

En définitive, l’annonce de Jean Paul Kapongo marque un tournant. Elle ouvre la voie à une nouvelle dynamique où l’artisanat minier, longtemps perçu comme informel et désordonné, pourrait devenir un pilier structuré et reconnu de l’économie nationale. Le Kasaï, avec sa découverte récente, pourrait ainsi inaugurer une ère où chaque gisement découvert est immédiatement encadré par des mécanismes éprouvés, garantissant que la richesse du sous-sol profite réellement à la nation.

Le Podium